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[BELGIQUE] DINANT

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bilbaron
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[BELGIQUE] DINANT

Message par bilbaron le Jeu 29 Juin 2006 - 7:56

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Rolland de Glabbecke
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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Rolland de Glabbecke le Jeu 29 Juin 2006 - 9:33

ALors çà ?!?

C'est la première fois fois que je vois un "Lion Issant" du néant ...

Qui peut me blasonner çà ?
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Rolland de Glabbecke
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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Rolland de Glabbecke le Jeu 29 Juin 2006 - 9:41

Je vous renvoie au site de la ville de Dinant qui comporte un bon exposé sur les armoiries de la ville .... : http://www.dinant.be/index.htm?lg=1&m1=5&m2=86&m3=421


"Les armoiries officielles de Dinant.

Au Congrès d’Archéologie et d’Histoire qui s’est tenu à Dinant en 1903, le Baron del Marmol tint une dissertation sur les armoiries de la ville de Dinant.

Si nous passons en revue les sceaux de Dinant que les siècles nous ont légués : cette étude nous permettra d’apprécier l’exactitude ou la falsification des armoiries actuelles créées en 1840. Cet examen portera sur le seul meuble de l’écusson, c’est-à-dire le lion, sa couronne, son port ainsi que sur le fond de l’armoirie.

Parmi les trente sceaux reproduits à l’Exposition de Dinant, vingt et un concernent spécialement la ville, et parmi les treize lions meublant ces écussons, il est aisé de constater combien la fantaisie ou l’ignorance a souvent altéré l’intégrité de l’emblème primitif.

Le lion de Dinant doit porter la couronne murale.

En effet, à part 3 sceaux, savoir :

Celui de 1271, au lion naissant, n° 1, couronné de trois pointes courbes avec devise : Sine me ne credat.

Celui de 1676 représentant saint Perpète avec exergue : S. Villici et omnium villae dionantis (sans lion).

Celui de 1676 représentant une porte accostée de deux tours (sans lion) avec clochers piriformes (3) rappelant celui de l’église Notre-Dame actuelle avec devise : Veritas, et exergue : S. du Bourgmestre et du Conseil.

La plupart des anciens sceaux de Dinant portent des créneaux, savoir :

Celui e 1255, avec tour crénelée sur un rocher, avec enceinte.

Celui de 1271, avec ses trois tours crénelées, sur une montagne dont deux surmontées des bustes de saint Perpète et d’un évêque.

Celui de 1317, avec une porte crénelée, et devise : Ita.

Celui de 1317, avec une tour crénelée sur un pont.

Celui de 1480, avec saint Perpète, couronne murale au lion : S. omnium, etc.

Celui de 1480, avec herse et porte (du râteau) crénelée et devise : Sine me noli credere.

Celui de 1519, avec tour crénelée d’Hôtel de ville sur un pont et devise : Sigillum villici et loco omnium dionentium.

Celui de 1556, avec vierge entre deux pilastres crénelés, surmonté d’un lion à couronne murale et exergue : Sigillum ad causas dionantis.

Celui de 1671, avec couronne murale au lion sur le buste reliquaire de saint Perpète de l’église Notre-Dame à Dinant.

Si, à cette nomenclature d’armoiries à créneaux, on ajoute cette appellation de ville fortifiée (oppidum) appliquée dès 1080, à Dinant dans son Cartulaire, t. 1, pp. 9 et suivantes, on aura accumulé assez de documents pour rétablir, sur le lion de Dinant, la couronne murale des temps anciens au lieu de la couronne fantaisiste de 1840, reproduite de 1830 et de 1785 et des variantes de Hal et de Blacu. Dinant, en effet, n’a jamais été ni baronnie, ni comté, ni marquisat, ni duché, ni principauté.

Les trois lions de 1480 (porte du Râteau), de 1612 liard de Liége et de 1693 (tableau de l’hôtel de ville de Dinant) n’ont pas de couronne.

Une seconde modification aux armoiries de Dinant se présente ici.

L’attitude du lion a varié autant que sa couronne ; quelle est la vraie ?

On voit constamment que ce lion est naissant (et non issant) hors de l’eau ; qu’il y plange aux trois quarts, à l’instar de l’ancien pont culbuté en 1175 par une violente inondation (voir le sceau de 1317) et le pont rétabli en 1360 (voir le sceau de 1519) ; les piles de ces ponts plongeaient naturellement dans l’eau agitée par le choc du courant.

Les anciens avaient très judicieusement caractérisé cette immersion partielle de leur lion dans l’eau, en séparant du tronc la naissance de la queue, comme l’indiquent les 9 sceaux suivants, savoir :

Celui de 1271 déjà cité (n° 1).

celui de 1319 du métier des febvres (corps à deux nageoires) (lion n° 3).

Celui de 1339 de Doucet d’Arcq (lions n° 1 et 2).

Celui de 1480 de la Généralité (lion n° 4).

Celui de 1480, contre sceau id. (lion n° 5).

Celui de 1566, sceau ad causas (lion n° 6).

Celui de 1671, lavacrum de Hal (lion n° 10).

Celui de 1676, porte du Râteau (lion n° 11).

Celui de 1693, tableau de l’hôtel de ville (lion n° 12).

Nous ne la voyons attachée au corps du lion que dans les trois sceaux modernes de 1785, 1830 et 1840, dans le liard de Liége de 1612 et dans le buste de saint Perpète de 1671.

La teinte donnée aux lions indique leur origine ; la teinte brune indique le sceau en cire ; la teinte jaune, le sceau en cuivre de 1830 ; la teinte grise (n° 10), le marbre ; la teinte blanche, l’argent ; la teinte bleue, les hachures horizontales (n° Cool.

(...)

En conséquence, nous ne pouvons nous empêcher de recommander au Congrès de choisir le dessin le plus rationnel, le plus emblématique et le plus parlant des anciens, à savoir celui qui sépare la queue du tronc.

En troisième lieu, nous devons encore signaler deux fantaisies purement décoratives à supprimer dans l’écusson moderne, à savoir :

1° Les joncs imaginés sans doute pour couper la monotonie du fond argent de l’Ecu (lion n° 15) ; jamais cette sorte d’agrément, plus ou moins artistique, n’y a figuré la position du lion indiquant suffisamment qu’il plonge dans l’eau, comme nous venons de le voir.

2° Les vagues imaginées également pour caractériser fort utilement la présence de l’eau ; ces vagues pouvaient se produire naturellement comme dans les sceaux de 1317 et 1519, par le choc du courant contre les piles de ces ponts, mais non contre la partie fictive inférieure du lion.

Conclusion : Les armoiries de Dinant doivent être rétablies comme suit :

Ecusson d’argent (comme en 1840).

Lion de gueules, naissant avec couronne murale d’or.

Lion armé et lampassé de gueules, le tronc largement séparé de la queue, la queue tournée à gauche, c’est-à-dire vers le lion.

L’arrêté Royal du 7 décembre 1927 décrit les armoiries de la ville comme suit :



L’écu orné extérieurement d’un bijou de la croix de guerre française, muni de son ruban et mouvant de la pointe.

On remarquera que certaines remarques du Baron del Marmol ont été suivies mais pas celles concernant la couronne et la queue. La définition de ces armoiries n’a jamais fait l’objet d’une modification depuis 1927. Pour rappel, lors de la première fusion des communes en 1965, seule Bouvignes, rattachée à Dinant, possédait ses propres armoiries officielles (A.R. du 20 juillet 1871 : d’or au lion rampant de sable, armé et lampassé de gueules).

(...)

Une palme a été ajoutée au bijou de la Croix de guerre française.

Un projet en 1989.
L’idée de nouvelles armoiries date de 1965, date de la première fusion avec Bouvignes, Anseremme et Dréhance.

En 1989, un nouveau Conseil d’héraldique (au sein de la Communauté française) a été mis en place suite à la communautarisation de l’Etat.

Considérant qu’il était heureux de pouvoir tenir compte de toutes les spécificités de la nouvelle entité dinantaise, un groupe de travail fut constitué pour décrire les nouvelles armoiries, tout en respectant les deux armoiries officielles de Dinant et de Bouvignes et le bijou extérieur (Croix de guerre française).

Pour Anseremme, il existait des armoiries officieuses : un saint Hubert flanqué du Cerf. Le prieuré dépendait de la Principauté de Liége, on envisagea de reprendre les couleurs or et pourpre. Saint Hubert évoquait aussi la chasse, les forêts, la campagne et par extension, l’air pur, le tourisme, les vacances, …

Les sept communes rurales devaient figurer. Sept épis de blé reliés entre eux, le tout sur fond vert (sinople), soit labourage et pâturages.

Comme il est souvent utile de raccrocher des armoiries à des événements historiques il fut proposé d’ajouter l’effigie de Notre-Dame de Foy et la coquille Saint-Jacques (signe de ralliement des pèlerins) en teinte argent sur fond azur. Cette proposition s’appuyait sur le fait que Foy Notre-Dame était depuis le 17e siècle un centre de culte marial constant et que Dinant était une ville étape pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle.

En rassemblant toutes ces idées la proposition finale fut la suivante :

écartelé et chargé en abyme d’un écusson d’argent au lion naissant de gueules, couronné d’une couronne d’or à trois fleurons ; au 1. de pourpre et meublé de Saint-Hubert flanqué du cerf, tous deux d’or ; 2. d’or au lion rampant de sable, armé, couronné et lampassé de gueules ; en 3. de sinople à la gerbe de sept épis d’or reliés de même ; en 4. d’azur à la Vierge de Foy d’argent accostée à senestre par la coquille Saint-Jacques d’argent ; l’écu orné extérieurement d’un bijou de la croix de guerre française muni de son ruban et mouvant de la pointe.

Quelques termes d’héraldique pour mieux comprendre :


Abyme : chargé en abyme = écu avec un écusson central en plus.

Accosté : placé à côté, vers le dessus.

Argent : couleur métal argenté (souvent représenté en blanc).

Armé : (pour les animaux) griffes sorties.

Azur : couleur bleu ciel.

Coquille : coquille Saint-Jacques.

Dextre : à droite.

Ecartelé : écu divisé en quatre quartiers.

Gueules : couleur rouge.

Issant : se dit des animaux dont on ne voit que la partie supérieure, laquelle paraît sortir d’une autre pièce de l’écu, et non d’être isolée comme dans l’animal naissant.

Lampassé : (pour les animaux) langue sortie

Lion naissant : qui ne paraît qu’à moitié sur le champ de l’écu. Dans les armoiries, le lion doit être peint de profil, ne montrant qu’une oreille et ayant le bouquet de la queue tourné contre le dos.

Naissant : se dit des animaux dont on ne voit que le haut du corps, les pieds de devant et le haut de la queue (détachée du tronc).

Or : couleur jaune.

Pourpre : couleur rouge/violet.

Rampant : (pour les animaux) 4 pattes apparentes et dressé (non couché).

Sable : couleur noire.

Senestre : à gauche.

Sinople : couleur verte.


Bibliographie :

A. HUART, Les blasons de Namur et Dinant, Extrait du tome 36 des Annales de la Société Archéologique de Namur, Namur, 1925, pp. 225-257.

Ferd. del MARMOL (Baron), Dissertation sur les armoiries de la ville de Dinant, Extrait du compte rendu du Congrès d'Archéologie et d'Histoire. Dinant 1903, Namur, 1904, pp. 1-7. "
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Rolland de Glabbecke
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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Rolland de Glabbecke le Jeu 29 Juin 2006 - 9:42

Autant pou moi, donc ...

Le Lion est naissant ! Et pas Issant ...
On en apprend tous les jours ...


"Lion naissant : qui ne paraît qu’à moitié sur le champ de l’écu. Dans les armoiries, le lion doit être peint de profil, ne montrant qu’une oreille et ayant le bouquet de la queue tourné contre le dos."

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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Invité le Sam 23 Juil 2011 - 21:54

Je ressuscite un sujet de l'an passé je crois, mais je me questionne sur l'origine du lion de Dinant. La raison de son choix sur les armes de la ville est-elle identique à celle du lion de Namur? En effet, pourquoi un lion spécifiquement?

Je viens de trouver une piste éventuelle. Si des fois quelqu'un pourrait confirmer ou infirmer ce fait...



1214. - Guerre entre le duché de Brabant et la principauté de Liège. Bataille de Steppes. Depuis lors les armoiries de Dinant porte le demi-lion qui rappelle un fait d'armes d'un dinantais dans cette victoire liégeoise.

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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Invité le Lun 25 Juil 2011 - 21:30

L'un de nos amis belges aurait-il une information concernant le fait d'armes en question de la part d'un Dinantais? Les récits de la bataille de Steppes que j'ai lu n'en parlent pas...


Dernière édition par daphi le Lun 25 Juil 2011 - 23:03, édité 1 fois
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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Christian de Bomal le Lun 25 Juil 2011 - 22:38

A la baitaille de Steppes les liègéois (dont dépend Dinant) n ont que 15 chevaliers sur les 500 du pays...pour Dinant c est le comte de Rochefort qui mène les troupes bourgeoises. Les armes du comte de Rochefort sont
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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Christian de Bomal le Lun 25 Juil 2011 - 22:53

autres chevaliers étaient Thomas et Ameil de Hemricourt,Thomas est mon ancêtre

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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Invité le Lun 25 Juil 2011 - 23:08

Heureux de savoir que l'un de tes ancêtres était à cette bataille victorieuse d'ailleurs!

J'ai lu, il y a quelques années, un article sur le sujet du pourquoi de ce lion de Dinant. Article qui d'ailleurs semblait dire que cela n'avait pas de sens qu'il soit de gueules... Mais ne l'ayant pas enregistré, je ne retrouve pas trace de ce sujet... Sad
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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Christian de Bomal le Lun 25 Juil 2011 - 23:19

Oui ils étaient à Steps ou Steppes dans le camp Liègéois...Quelques années après XVI siècle quand même, ils étaient baillis de Bouvignes et monnaieurs,donc comté de Namur  lol!
Cette noblesse était vraiment un peu mercenaire et s'offrait où c'était le mieux pour eux il semble

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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Invité le Mar 26 Juil 2011 - 0:48

@Christian de Bomal a écrit:A la baitaille de Steppes les liègéois (dont dépend Dinant) n ont que 15 chevaliers sur les 500 du pays...pour Dinant c est le comte de Rochefort qui mène les troupes bourgeoises.les armes du comte de rochefort sont

J'ai lu que c'était La Hesbaye qui n'avait fournit que quinze chevaliers sur les cinq cents dont elle disposait. Ce n'est pas Liège en tant que ville? Peut-être en tant que région?

Un autre exemple des armes du Comté de Rochefort:

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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Christian de Bomal le Mar 26 Juil 2011 - 9:03

Oui c est L!ège en temps que principauté et pas comme ville.

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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Invité le Mer 27 Juil 2011 - 14:08

Lors de la bataille de Steppes, les dinantais, positionnés sur l'aile gauche, étaient commandés par Thierry 1er de Walcourt, Comte de Rochefort.

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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Invité le Jeu 28 Juil 2011 - 17:46

Petite lecture instructive concernant l'ancienneté du lion naissant de Dinant, au travers de la monnaie.

Jean de Hornes (1483-1505): Ses monnaies, portant le blason de Dinant, frappées à Liège.

J. de Chestret de Haneffe publie deux florins d'or différents de Jean de Hornes, frappés en 1494, les nos 388 et 389, qui portent au droit une croix ornée, placée en sautoir et séparant les quatre écussons de Bouillon, Dinant, Hornes et Franchimont. Et l'auteur ajoute qu'« il n'est pas douteux qu'il ne faille reconnaître dans l'une de ces deux pièces le nouveau florin de Liège forgé nouvellement, mentionné dans le cri du 5 septembre 1494. En 1525, on l'appelait le florin d'or de Horne et, en 1528, le double florin de Horne par opposition au florin postulat ». Ces monnaies. à l'opposé des cromsteerts et des voetdragers, ne portent plus les initiales des premières bonnes-villes de la principauté mais des blasons. C'est la première fois qu'un évêque de Liège réunit sur ses monnaies les armes de quatre pays faisant partie de la principauté. C'est également la première fois que se rencontre l'écu de Dinant en numismatique. L'aspect le plus intéressant de ces armes c'est que le lion naissant est représenté sans les joncs, conforme en cela au type de blason de la ville connu depuis le XIIIe siècle (1), alors qu'en 1840, le conservateur de la Bibliothèque de Bourgogne à Bruxelles avait flanqué de joncs le lion naissant, passant outre aux doléances des édiles dinantais à ce sujet (2). Heureusement, en 1927, un arrêté royal supprima ces attributs aux armes de Dinant (3).

Chf. MEERT.

(1) Ferd, DEL MARMOL, Dissertation sur les armoiries de la ville de Dinant, 1904 (Compte rendu du Congrès d'Archéologie et d'Histoire, Dinant 1903).

(2) Arrêté royal du 22 décembre 1840; A. HUART, Blasons de Dinant, dans Annales de la Société archéologique de Namur, 1923, p. 244.

(3) Moniteur belge du 7 décembre 1927. Dans son étude sur les armoiries de Dinant, au Congrès de la Fédération historique et archéologique de Belgique tenu du 9 au 13 août 1903 à Dinant, M. Del Marmol fit part de ses recherches afin de déterminer le vrai blason de Dînant. D'après divers documents, il énuméra quinze types représentant le lion naissant de Dinant. Au no 7, il cite un liard de 1612 de l'ouvrage du baron de Chestret qui est d'Ernest de Bavière, portant un lion enlier, pour Dinant. Or, c'est faux; d'après J. de Chestret, ce liard est frappé à Liège et n'a aucun rapport avec Dinant (J. DE CHESTRET, o. c., nos 562, 563, 567 var., émission de 1606, p. 297-298). Les nos 388-389 pour Jean de Hornes, florin d'or frappé en 1494., portent l'écusson de Dinant, un lion naissant; ensuite, le no 625 pour Ferdinand de Bavière, liard de cuivre émis en 1640, porte comme différent de l'atelier de Dinant un lion naissant. Ces trois pièces ont le même lion sans joncs et non couronné, cela va de soi: la place pour une couronne est trop minuscule pour le graveur. M. Del Marmol oublie de les citer au lieu de mentionner un lion entier d'une monnaie de Liège, seule monnaie dont il fait état dans son étude sur les armoiries de Dinant.


Extrait de : Revue belge de numismatique et de sigillographie.
Publiée sous les auspices de la Société Royale de Numismatique, avec les concours du Gouvernement.
Tome Cent deuxième
1956

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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Invité le Jeu 28 Juil 2011 - 17:59

On retrouve en effet les joncs entourant le lion naissant décrits pour les armes de la ville dans le Dictionnaire encyclopédique de géographie historique du Royaume de Belgique, par A Jourdin, Volume 1 (année 18??)

"D'argent, à un lion naissant de gueules couronné d'or, entouré de joncs de gueules."

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Re: [BELGIQUE] DINANT

Message par Invité le Jeu 28 Juil 2011 - 18:15

Le volume 10 des Annales de la Société archéologique de Namur nous donne une explication du choix des émaux des armes dinantaises (p. 494):

"Quant aux émaux, celui du champ et du lion sont ceux du Duché de Limbourg. En effet la Meuse séparait autrefois, depuis un peu au-dessus de Dinant jusqu'à près de Maeseyk, les Duchés de Limbourg et de Lothier, tout comme en amont de ce fleuve, elle séparait la France et les terres de l'Empire."

Si nous en croyons donc ce texte, l'histoire du Lion de gueules de Dinant issu du courage d'un Dinantais lors de la bataille de Steppes ne serait alors qu'une légende...

Pourtant, dans le même volume, mais page 496, nous lisons quelque chose de bien différent:




Alors que croire... scratch

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